Accueil 2017-03-17T17:31:52+00:00

Le Film

En quelques mots…

Fiche Technique 
Synopsis

En plein mois de février 2014, les forces de l’ordre ont procédé à la destruction forcée des logements des habitants de Douar Ouled Dlim situés en plein d’un coeur d’un quartier huppé de Rabat. Refusant de quitter leur terre, les habitants ont vécu dans des campements de fortunes, faits de bâches en plastiques et maintenus par quelques morceaux de bois amassés ici ou là. Multipliant rassemblement et recours administratifs, pendant 10 mois ils ont tenté de faire advenir leur droit à un relogement. Laissés à l’abandon, les habitants expulsés du douar ouled dlim refusent de quitter leurs terres. « Nous ne lâcherons rien » répètent-ils tous à tour de rôle. De manifestations, en occupations, les habitants du Douar Ouled Dlim ne cessent de maintenir la lutte pour faire survivre, malgré le silence, la mémoire de la grande tribu que fut Guich Loudaya, car au fond tous se demandent « Sommes nous encore des citoyens ? ».

Le Film

En quelques mots…

Fiche Technique 
  • Genre Documentaire
  • Sous-genre Social/Environnement
  • Durée 60′
  • Année de production 2016
  • Réalisation Soraya El Kahlaoui
  • Production Intissar Jbiha
  • Montage  Laurent Czaczkes Fontaine et Sabrina Hakim
  • Photographe Rodrigo Avellaneda
  • Illustrations  Sadri Khiari
Synopsis

En plein mois de février 2014, les forces de l’ordre ont procédé à la destruction forcée des logements des habitants de Douar Ouled Dlim situés en plein d’un coeur d’un quartier huppé de Rabat. Refusant de quitter leur terre, les habitants ont vécu dans des campements de fortunes, faits de bâches en plastiques et maintenus par quelques morceaux de bois amassés ici ou là. Multipliant rassemblement et recours administratifs, pendant 10 mois ils ont tenté de faire advenir leur droit à un relogement. Laissés à l’abandon, les habitants expulsés du douar ouled dlim refusent de quitter leurs terres. « Nous ne lâcherons rien » répètent-ils tous à tour de rôle. De manifestations, en occupations, les habitants du Douar Ouled Dlim ne cessent de maintenir la lutte pour faire survivre, malgré le silence, la mémoire de la grande tribu que fut Guich Loudaya, car au fond tous se demandent « Sommes nous encore des citoyens ? ».

L’équipe du film

Nous remercions tous nos partenaires

Réalisatrice |  Soraya El Kahlaoui

Bio | Actuellement doctorante en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, sa recherche doctorale vise à analyser les formes de réappropriation de l’espace public dans le cadre du processus de démocratisation engendré au Maroc depuis 2011. Lire la suite...

BIO

Actuellement doctorante en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, sa recherche doctorale vise à analyser les formes de réappropriation de l’espace public dans le cadre du processus de démocratisation engendré au Maroc depuis 2011.

Plus particulièrement, sa recherche consiste à poser un cadre d’analyse politique aux pratiques de conquêtes de l’espace ou de résistances menées par des habitants en situation de lutte pour le droit à l’espace. Parallèlement à sa recherche, Soraya est militante sur les questions de droit à l’espace (droit aux ressources, droit à la terre, droit au logement). C’est dans le cadre de ses actions militantes qu’elle été amené à rencontrer les habitants expulsés des terres de Guich L’Oudaya, situées à Rabat. Depuis mars 2013, elle participe à informer la presse et à sensibiliser les autres forces militantes sur cette affaire. Son projet de documentaire s’inscrit dans le cours de cette expérience militante, nourri par ses réflexions de recherche. Son documentaire vient ainsi mettre en forme et finaliser plus d’un an et demi de suivi et d’analyse des actions de résistances menées par ces habitants expulsés.

Profil

Production executive |  Intissar Jbiha

Bio | Diplômée d'un Master en Cinéma à la Sorbonne à Paris, Intissar Jbiha a tour à tour occupé des postes dans divers secteurs, comme la télévision, le cinéma et la radio. Lire la suite...

BIO

Diplômée d’un Master en Cinéma à la Sorbonne à Paris, Intissar Jbiha a tour à tour occupé des postes dans divers secteurs, comme la télévision, le cinéma et la radio.

Riche d’une dizaine d’années d’expériences professionnelles, elle a pu apporter son savoir faire en gestion de projets, d’équipe de tournage, ainsi qu’en logistique et en gestion budgétaire, pour mener à bien les projets audiovisuels et cinématographiques. C’est en tant que productrice exécutive et directrice artistique qu’elle a rejoint la réalisatrice dans le projet documentaire « Marocains Sans Terres. »

Profil

Photographe |  Rodrigo Avellaneda

Bio | Rodrigo s’intéresse particulièrement aux problématiques sociales et politiques. Des manifestations parisiennes aux révoltes égyptiennes, en passant par une école isolée dans les montagnes proches d’Antigua au Guatemala, il s’agit de se retrouver au plus près des gens pour mieux raconter leur histoire. Lire la suite...

BIO

Rodrigo s’intéresse particulièrement aux problématiques sociales et politiques. Des manifestations parisiennes aux révoltes égyptiennes, en passant par une école isolée dans les montagnes proches d’Antigua au Guatemala, il s’agit de se retrouver au plus près des gens pour mieux raconter leur histoire.

Entre 2013 et 2014 il s’est rendu trois fois en Egypte afin de suivre les changements politiques. En 2014 il suit le Foundry Workshop au Guatemala au coté de Adriana Zehbrauskas, photojournaliste qui contribue notamment au New York Times. En découle un reportage sur l’éducation en milieu rural prés d’Antigua, Guatemala.

Profil

Illustrateur |  Sadri Khiari

Bio | Politologue et essayiste, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, publiés en France, dont “Tunisie, le délitement de la cité”. “Coercition, consentement, résistances”, “Paris, Karthala, 2003”, ainsi que de nombreux articles parus dans des revues spécialisées. Lire la suite...

BIO

Politologue et essayiste, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, publiés en France, dont “Tunisie, le délitement de la cité”. “Coercition, consentement, résistances”, “Paris, Karthala, 2003”, ainsi que de nombreux articles parus dans des revues spécialisées.

Simultanément, Sadri est artiste-peintre, dessinateur et auteur de bandes dessinées, il collabore régulièrement au LAB619, magazine tunisien de bandes dessinées. Son activité principale, depuis le début des années 1990, est la peinture sous verre. Il a à son actif plusieurs expositions dans des galeries en Tunisie. Exilé en France de 2003 pour des raisons politiques jusqu’aux lendemains de la révolution, il y a poursuivi cette activité et a été membre de la Maison des artistes.

Profil

Montage |  Laurent Czaczkes Fontaine

Bio | Laurent suit une Licence puis un Master Professionnel de Cinéma scénario-réalisation-production à La Sorbonne (Paris 1), dont il sort diplômé avec mention en 2011. Lire la suite...

BIO

Laurent suit une Licence puis un Master Professionnel de Cinéma scénario-réalisation-production à La Sorbonne (Paris 1), dont il sort diplômé avec mention en 2011.
Il réalise son film de fin d’étude, « Au Commencement était l’actrice », un docu-fiction sur le métier d’actrice avec Claire Maurier, Solene Bouton et Yvon Martin ; il en est aussi le scénariste et producteur.
Depuis 2012, L.F. Czaczkes écrit et co-réalise de nombreux films publicitaires et institutionnels pour de grands groupes. Il a ainsi notamment travaillé avec Chanel, Coca-Cola, Mercedes-Benz, Peugeot-Citroën, etc…
Depuis 2014, il travaille aussi en tant que cadreur, chef opérateur et monteur sur plusieurs court-métrages, clips vidéos et documentaires tournés à travers le monde (« The Rimay Experience » d’Oleksandra Yaromova, tourné en Inde et France; « Landless Moroccan » de Soraya El Kahlaoui, monté a Berlin et à Marrakech).
L.F. Czaczkes s’apprête à réaliser son second court-Metrage, « L’Autre », adaptation d’une nouvelle de Jorge Luis Borges.
Profil

Montage |  Sabrina Hakim

Bio | Diplômée de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris en 2012, elle est aujourd’hui reporter d’images réalisatrice et monteuse. Lire la suite...

BIO

Diplômée de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Paris en 2012, elle est aujourd’hui reporter d’images réalisatrice et monteuse.

Elle a collaboré avec des médias marocains et internationaux en tant que JRI.
Des prisons marocaines, aux bidonvilles casablancais en passant par l’histoire des enfants migrants , la caméra de Sabrina est toujours proche des gens prête à nous raconter des histoires.

C’est dans ce souci de raconter la réalité quotidienne de gens ordinaires que Sabrina s’est lancé dans le style documentaire.
Aujourd’hui elle prépare un premier documentaire en tant que réalisatrice.

En parallèle, elle travaille sur des films institutionnels et des captations vidéos pour de nombreux organismes, en tant que réalisatrice, cadreuse et monteuse.

Aussi, elle à réalisé un premier court métrage ( « Casablanca, KM7 ») en 2017.

Profil
Mot de la réalisatrice…

Ce documentaire s’est construit autour d’une rencontre : ma rencontre avec les habitants du douar ouled dlim, alors expulsés de leur terre. Caméra immergée au coeur des histoires de vie, ce documentaire raconte des trajectoires humaines dans leur simplicité.

Si la plupart de mes premières images sont des témoignages d’habitants, au fur et à mesure de ma propre appropriation du sujet, mon regard s’est aiguisé sur des détails de vie. Des scènes quotidiennes où l’on aperçoit les habitants, malgré leur dénuement, recréer de la vie au milieu des décombres. La caméra, du fait du temps long passé avec eux, a su capter les éléments qui font leur vie : un citronnier, quelques plantes, des animaux de compagnie, une photo de famille, des gestes, regards ou sourires.

L’esthétique du documentaire est travaillée à l’aide d’un choix musical propre au patrimoine marocain populaire qui permet de donner une coloration particulière au montage. De même, des dessins faits par un artiste-dessinateur,

Sadri Khiari, viennent apporter une certaine finesse poétique à la narration, en mettant en scène des personnages, sublimés dans leur dignité

Ce documentaire se veut donc tout aussi exigeant, tant dans son contenu que dans sa recherche de travail esthétique, car, au milieu du dénuement, la beauté humaine ne peut être sublimée sans finesse artistique.

Soraya El Kahlaoui

Mot de la productrice executive…

S’inscrivant dans la droite ligne du cinéma direct, « Marocains sans Terres » est un documentaire engagé qui retrace 2 ans de suivi d’habitants expulsés.

Sans concession, le spectateur est plongé dans des images arrachées dans l’urgence. Un chaos capté par une caméra qui ne cherche ni le bon cadre, ni la bonne mise en scène, mais seulement à donner à voir une réalité. Le spectateur est plongé, en accès direct, dans une réalité invisible et marginalisée.

De par son entrée de plein pied dans le cinéma vérité, « Marocains sans Terres» est un documentaire marocain unique en son genre. Son mode de production indépendant a permis de lui conférer une liberté de création artistique et une autonomie de ton. Une production qui nous démontre aujourd’hui la nécessité de tracer une voie au cinéma indépendant au Maroc.

Intissar Jbiha

L’affaire en bref

Petite paysannerie et agriculture urbaine…
de quoi l’accaparement des terres collectives est-il le nom?

Depuis 2004, le Maroc s’est engagé dans une politique de privatisation de son patrimoine foncier. Dans ce cadre, les terres collectives, dont on estime aujourd’hui la superficie à environ 12 millions d’hectares, sont les premières visées par ces politiques de libéralisation. L’accaparement des terres par des promoteurs privés, dans le cadre de l’élaboration de grands projets, déstabilise les équilibres de populations rurales, souvent vulnérables, dont les seules ressources sont issues directement de l’exploitation de la terre.

Moderniser un marché au détriment des tribus autochtones, c’est la principale critique que fait Mohammed Mahdi, professeur à l’Université de Meknès. Pour cet anthropologue, spécialiste des modes de vies des tribus semi-nomades, “de nombreuses terres de parcours des tribus amazighs du Moyen Atlas ont été accaparées par l’Etat en faveur de grands projets. En détruisant l’écosystème de ces tribus semi-nomades qui vivaient de leur cheptel, l’Etat a contribué à les priver de leur autonomie économique”[1]

Le cas du Moyen Atlas n’est malheureusement qu’un exemple parmi tant d’autres. L’accaparement et la privatisation des terres collectives touche tout le Maroc. Estimée comme une réserve foncière à forte plus value économique du fait de la vulnérabilité de leur statut foncier, les terres collectives pourtant à forte valeur agricole sont livrées au besoin de l’économie de marché. Conséquence de l’entrée de l’économie dans l’ère capitaliste, la privatisation des terres collectives est un fléau qui affecte tous les pays en cours de modernisation. C’est pourquoi, que ce soit en Amérique Latine, en Afrique subsaharienne ou au Maghreb, la préservation des terres collectives constitue un enjeu de taille pour les mouvements indigènes, mais aussi pour tous les mouvements écologiques. Car les terres collectives constituent une alternative vivante et concrète au modèle de développement capitaliste. Elles sont l’exemple même de la capacité des êtres humains à opter pour la gestion communautaire des ressources. Le système de gestion collective de la terre peut ainsi constituer un modèle de développement résilient. Or, au Maroc, comme partout ailleurs, les terres collectives sont vulnérabilisées. Les modes de vies et de gestion collective des tribus sont détruits au profit d’une standardisation imposée par un modèle libéral que nous savons aujourd’hui destructeur tant pour l’Homme que pour la planète.

Je pourrai citer le cas des terres du gharb au Maroc qui est un bien funeste exemple des conséquences de la privatisation des terres collectives au profit de l’agro-business. Destruction des sols, agriculture intensive à destination de l’export, destruction des communautés, appauvrissement des populations, figurent parmi les conséquences de ces politiques de développement. Je pourrai citer de nombreux exemples, car ils sont malheureusement infinis, mais c’est sur le cas des terres guich loudaya situées au cœur de la capitale, Rabat, que j’ai décidé de m’arrêter.

L’accaparement des terres de la tribu guich loudaya soulève à mon sens de nombreux enjeux mettant en lumière l’effet domino engendré par le modèle d’urbanisation-béton. En effet, la privatisation de ces terres, parce qu’elles sont situées au cœur de la capitale du Maroc, questionne non seulement les conséquences  de la destruction de la petite paysannerie, mais vient aussi pointer du doigt le caractère répressif des standards de la modernisation urbaine érigés en ultime but civilisationnel.

[1]     Extrait d’un entretien mené en mai 2015.

Raconter l’histoire de la destruction des terres de la tribu guich loudaya permet ainsi de mettre au jour – au sein d’une même histoire – tous les enjeux débattus actuellement dans les sphères militantes écologiques

Agriculture urbaine
Autonomie alimentaire
Modèle urbain
Gestion communautaire
Prédominance de l’économie libérale
Autonomie des populations autochtones
Préservation du patrimoine culturel
Standardisation des modes de vie
Homogénéisation des modèles de développement
Raconter cette histoire en images permet également de poser, dans un langage universel,  une réalité partagée par de nombreux pays, et pour laquelle un débat à l’échelle international s’impose.

Actualités …

Marocains Sans Terres en Résidence à Berlin

Soutenu par la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi et son espace l’Uzine, le film documentaire “Marocains Sans Terres”, en phase de montage, a été sélectionné par le jury de Dox Box (ONG créée à Berlin pour soutenir la production de films documentaires dans le monde arabe, essentiellement en lien avec les droits humains) pour participer [...]

01 Mar 2017|Categories: News|Tags: |0 Comments

Marocains Sans Terres revient au Maroc pour la dernière ligne droite

Le documentaire Marocains Sans Terre entre dans sa phase de post-production, sa sortie nationale est fixée en Mars 2017. Soyez au Rendez-vous.

10 Fév 2017|Categories: News|0 Comments

Avant Première du film « Marocains Sans Terres »

BALAK a le plaisir de vous annoncer la sortie du film « MAROCAINS SANS TERRES –  واش حنا مغاربة » le mardi 14 mars à 19h30 à l’Espace Culturel l’Uzine (Casablanca). Réalisé par Soraya El Kahlaoui, sociologue engagée sur les questions urbaines, le documentaire « MAROCAINS SANS TERRES –  واش حنا مغاربة » vient retracer les 2 années de [...]

04 Fév 2017|Categories: News|0 Comments
est une association conçue comme un laboratoire de création et de recherche, au service d’un renforcement de capacités des populations démunies et marginalisées.
Nos missions:

Sensibilisation aux questions écologiques

Visibilité les cultures marginalisées

Favoriser la production culturelle indépendante

Nos projets :

La production du documentaire « Marocains Sans Terres »

Organisation d’ateliers de création vidéo

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